Dans un monde digital qui ne cesse de se réinventer, comment les entrepreneurs peuvent-ils encore tirer leur épingle du jeu ? Aujourd’hui, en 2026, l’intelligence artificielle n’est plus une option, c’est un moteur. Nous avons rencontré Michèle Esplandiu, CEO de Let’s Collab et figure de l’entrepreneuriat digital depuis plus de 16 ans, pour comprendre comment allier l’expérience du SEO « historique » aux nouveaux usages de l’IA.
Michèle, en tant que CEO depuis plus de 16 ans dans le e-commerce, quel aspect du digital vous a motivé à créer Let’s Collab et qu’espériez-vous accomplir ?
Tout a commencé par une révélation en 2010. À cette époque, j’ai découvert la puissance brute du web et du référencement organique. Je passais mes jours et mes nuits à rédiger pour mon site. Le résultat était phénoménal : chaque page était référencée, j’étais numéro un sur toutes les recherches.
Le succès a été si fulgurant que j’ai dû faire un choix : continuer à peaufiner ma stratégie de contenu ou répondre à l’afflux de clients. J’ai choisi mes clients, délaissant peu à peu mes sites. Mais l’entrepreneuse en moi ne s’est pas arrêtée là. J’ai multiplié les plateformes. À l’époque, il était plus simple de construire un nouveau site sur des mots-clés spécifiques que d’adapter l’existant sans perdre en référencement. J’ai ainsi jonglé entre mes différents sites qui m’ont portée durant toutes ces années.
Aujourd’hui, j’ai créé Let’s Collab pour transmettre cet héritage. Je veux aider les entrepreneurs à ne pas simplement « être en ligne », mais à posséder un écosystème qui travaille réellement pour eux, dès le premier jour.
Comment voyez-vous l’évolution de l’IA pour les entrepreneurs qui manquent de visibilité en 2026 ?
Les règles du jeu ont radicalement changé. En 2026, l’internaute ne tape plus seulement trois mots dans une barre de recherche ; il pose des questions complexes à des IA, utilise les commandes vocales et attend des réponses instantanées.
C’est pour cela que j’accompagne les entrepreneurs à adopter des stratégies modernes qui allient le SEO (référencement classique) et le GEO (Generative Engine Optimization). Même si les résultats ne sont pas instantanés, partir sur de bonnes bases est primordial. Votre site reste votre socle de crédibilité. Mon rôle est de faire entrer mes clients dans cette nouvelle ère : s’adapter aux nouveaux usages et dompter les technologies pour ne pas être laissé pour compte.
Pourriez-vous nous dire si vous avez intégré l’intelligence artificielle au sein de Let’s Collab ?
Absolument. C’est un entraînement quotidien. On ne « maîtrise » pas l’IA une fois pour toutes, on apprend à évoluer avec elle. Pour rester pertinent et cohérent, il faut sans cesse intégrer de nouvelles notions pour dompter les algorithmes ou les nouvelles interfaces de vision. C’est un apprentissage permanent qui demande de la rigueur pour que l’IA reste un outil au service de l’humain, et non l’inverse.
L’IA soulève des inquiétudes sur l’authenticité des compétences. Que conseillez-vous pour garantir une utilisation responsable et rassurer les visiteurs ?
L’authenticité est votre seule protection. L’IA peut rédiger, mais elle ne peut pas vivre vos 16 ans d’expérience. Mon conseil est simple : utilisez l’IA pour structurer, pour gagner du temps, mais injectez-y votre « vérité », vos études de cas réelles et votre vision unique. Pour rassurer le visiteur, soyez transparent sur vos méthodes et misez sur l’expertise humaine prouvée. Le site web doit être le reflet de cette expertise tangible.
Quel conseil donneriez-vous pour optimiser l’IA dans une stratégie d’entreprise ?
Ne l’utilisez pas comme un gadget, mais comme un collaborateur stratégique. Optimiser son utilisation, c’est d’abord bien définir ses objectifs business. L’IA doit servir à amplifier ce qui fonctionne déjà : améliorer la structure de votre tunnel de vente, affiner votre message pour qu’il réponde aux besoins précis de vos clients, et gagner en rapidité d’exécution.
Enfin, quelles compétences jugez-vous indispensables pour les entrepreneurs qui paniquent à l’idée de disparaître de la toile ou de ne pas apparaître ?
La première compétence, c’est l’adaptabilité. Ceux qui paniquent sont souvent ceux qui restent accrochés aux méthodes de 2010. La deuxième, c’est la curiosité technologique sans perdre de vue les fondamentaux du commerce.
Pour les nouveaux qui se noient : apprenez à naviguer avec une boussole. Ne cherchez pas à tout faire, mais cherchez à être la « réponse choisie par l’IA ». Structurez votre activité, soyez clairs, soyez visibles là où vos futurs clients posent leurs questions. Le monde change vite, mais avec une structure solide et une stratégie alliée à l’IA, l’océan digital devient un terrain d’opportunités incroyables.